Les émotions modifient nos états dament et notre équilibre psychologique. Jusqu’où influence-t-elle notre corps ? « On a longtemps pensé que les émotions c’était quelque chose qui se passait en dehors du corps physique », explique Gaétan Brouillard, spécialiste de médecine fonctionnelle. Nous sommes de plus en plus capables de nous rendre compte qu’à chaque émotion correspond un état biochimique qui modifie l’équilibre de notre organisme. Le médecin compare alors l’individu à un arbre : des organes seraient les feuilles alimentées par différentes racines. L’alimentation, sommeil, l’environnement, les relations sociales et aussi les émotions en seraient ses racines.

Être stressé de manière chronique double le risque d’accident vasculaire

Une journée ordinaire doit se dépêcher pour aller, où il faut crier sur les enfants, où l’on teste dans la voiture, coincé dans les bouchons et source de stress pour l’organisme. C’est le grand hormonal non-stop. À force, notre système immunitaire s’affaiblit. Le stress est la conséquence d’un trop-plein d’émotions que l’on a souvent du mal à nommer autrement.

Prenons l’exemple d’Hélène, une chef d’équipe, qui se sent stressé par ses réunions avec ses collègues. En creusant un peu avec elle, il s’avère qu’elle est légèrement autoritaire et qu’elle suscite la méfiance de son équipe. Ce stress traduit une frustration et une peur d’être jugé par eux.

Les effets du stress sur la santé sont connus. Des études menées notamment par l’épidémiologiste Hermann Nabi, qui a suivi 7268 fonctionnaires britanniques durant 18 ans, montrent que se sentir stressée de manière chronique double le risque d’accident vasculaire ou de diabète de type 2.

Refouler nos émotions a aussi un coût psychologique. Dans la dépression, les ruminations mentales sont liées à la lutte contre les émotions dites désagréables. Quand une personne ressent de l’anxiété ou de la peur, elle essaye de quitter cet état du présent en ruminant passer et futurs. La plupart des troubles psychologiques et psychiatriques, mis à part la schizophrénie, ont en commun cet évitement : tout pour éviter de ressentir les émotions.

Les émotions positives génèrent des hormones bénéfiques

Ces femmes, qui ont souvent réussi dans la vie, présente parfois de grande fragilité au niveau psychique et mental. Au cours de leur jeunesse, les ont privilégiés leur développement intellectuel. En cas de coupure, elles ne sont pas équipées pour faire face à débordement émotionnel si son environnement est stable, si la patiente a de bonnes ressources spirituelles, fait du sport, à des loisirs et une vie sociale riche, le risque de maladie est moins grand.
En cardiologie, des études ont montré que l’on peut essayer de repousser l’incidence d’accidents cardio-vasculaires en favorisant les émotions positives.

De plus en plus de publications établissent un lien entre l’impact d’une psychothérapie et l’évolution favorable d’un cancer. Attention cependant, chaque maladie est différente et l’on ne peut pas tirer des conclusions générales à partir de ses études. Les émotions positives au quotidien devraient néanmoins faire partie de nos gestes santé. Elle génère des hormones bénéfiques pour notre organisme : dopamine, ocytocine, mélatonine, etc., qui favorise les relations entre les cellules. Autrement dit, si on sait reconnaître et accepter ses émotions, la méthode Coué, c’est succès garanti !


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