Les déchets métaboliques sont éliminés avec la sueur, mais une transpiration excessive est gênante surtout pour le sportif. Un anti-transpirant stoppe temporairement l’hyperhidrose au niveau de la peau pour offrir le confort nécessaire le temps de l’effort physique.

Anti-transpirant, quelle fonction exactement ?

Les sels d’aluminium qui composent généralement les produits antitranspirants resserrent les pores et se dissolvent dans la sueur pour boucher temporairement les glandes sudoripares. Ces actifs pourtant sujets à débats seraient les plus efficaces pour limiter la production de sueur très inconfortable et souvent nauséabonde, surtout au cours d’une séance sportive. Quoi qu’il en soit, les peaux lésées et sensibilisées peuvent réagir violemment aux sels d’aluminium. Leur concentration dans un déodorant par exemple doit être bien mesurée pour éviter les risques. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé recommande une dose précise de 0,6 % dans un déodorant antitranspirant entre autres, un taux qui est rarement indiqué sur l’étiquette, et surtout une proportion inconnue du public. L’idéal est donc d’éviter un antitranspirant sur une peau fragilisée. L’aluminium présent dans les déodorants est également incriminé dans l’origine du cancer du sein, mais les craintes n’ont jamais été confirmées malgré des décennies d’études scientifiques.

Antitranspirant : quelles alternatives moins agressives ?

La pierre d’alun

La pierre d’alun est naturelle, mais son innocuité sur le long terme n’est pas non plus prouvée et demeure le sujet d’une controverse à n’en plus finir. En effet, la pierre d’alun contient aussi de l’aluminium, mais à moindre dose comparée aux antitranspirants industriels. Ce minerai, dont l’utilisation remonte à l’Antiquité est un sulfate double de potassium et d’aluminium. Qui plus est, il en existe également des versions de synthèse provenant de l’industrie chimique. Là encore, l’état et la nature de la peau doivent conditionner l’utilisation de la pierre d’alun.

Un bon nettoyage de la peau

Une bonne routine de soins peut estomper la sueur excessive, sportif ou pas. Il faut choisir les produits qui respectent le pH physiologique, dont les savons naturels, notamment le savon d’Alep recommandé par les dermatologues pour les peaux à imperfections et sèches. Cet ancêtre du savon de Marseille multiplie ses vertus en intégrant la formulation des gels-douche, des shampoings et des mousses à raser entre autres. Après le nettoyage de la peau, le séchage est aussi primordial pour limiter la production de sueur. On estompe délicatement avec une serviette douce.

Une bonne alimentation

Les épices et la caféine sont des aliments qui réchauffent en hiver, mais qui font vite grimper la température corporelle en été ou sous l’effet d’efforts physiques. La caféine n’est pas présente que dans le café, mais également dans le thé. La mauvaise odeur de la sueur peut être accentuée par la consommation d’ail, de curry et d’oignons, qui au-delà de cet effet, augmentent aussi la sudation. L’hydratation compense par ailleurs la perte d’eau occasionnée par la transpiration, notamment chez les sportifs qui peuvent perdre jusqu’à 4 litres d’eau sans s’en rendre compte, en suant.   Les boissons doivent être à température ambiante pour éviter de stimuler la transpiration. L’eau est le meilleur allié d’une peau saine, mais également de la bonne santé en général. Les sportifs doivent boire pas moins de 2 litres au cours de leur séance.

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