La lute contre le tabagisme peut avoir plusieurs formes : sensibilisations, applications mobiles, projets de loi (comme celui sur le paquet de cigarettes neutres), cigarette électronique, etc. Le remboursement des frais de sevrage lié au tabac fait également partie des moyens visant à dissuader les personnes déjà piégées. Il entre dans le cadre d’une mutuelle complémentaire accompagnant les fumeurs à s’arrêter. Gros plan sur les remboursements proposés.

Complémentarité avec l’assurance maladie

Le nombre des maladies associées au tabagisme comme celui des conséquences relatives à cette pratique ne cesse d’augmenter de jour en jour. Maladies cardiovasculaires, maladies respiratoires, baisse du pouvoir d’achat, mort prématuré… autant d’aboutissants qui sévit sur la population fumeuse d’après les statistiques. Pour compléter les actions déjà menées par d’autres institutions sur la lute contre le tabagisme, la Sécurité sociale accorde des privilèges à ses bénéficiaires. Ils peuvent concerner les prescriptions médicales d’une sage-femme ou d’un médecin, elles s’appliquent également sur les substituts nicotiniques. À l’heure actuelle, le montant est fixé à 50 euros maximum par personne, sauf pour les femmes enceintes ou les jeunes de 20 à 30 ans qui ont droit à un remboursement de 150 euros. S’ajoute à cette assurance maladie le forfait mutuelle baptisé « sevrage anti-tabac » dont la finalité consiste à vous aider à stopper la cigarette. Il se présente sous forme de garanties de complémentaire santé visant à rembourser les substituts nicotiniques.

Les montants des remboursements

Dans le cadre d’une démarche de prévention des risques contre le tabagisme, bon nombre de mutuelles mettent en place des mesures concrètes pouvant se concrétiser par un forfait annuel plus ou moins variable en fonction des garanties choisies. Pour mieux comprendre cette question de remboursement, voici un exemple concert : votre médecin vous recommande 3 boites de 28 patchs à 30 euros, à consommer pendant trois mois. Le tout est évalué à 90 euros. La Sécu, comme il a été dit ci-haut, remboursera les 50 euros de cette facture. Votre mutuelle, de son côté, s’occupera du reste en fonction des garanties que vous avez souscrites. Elle peut même vous rembourser les frais liés aux autres traitements non pris en charge par votre assurance maladie comme la médecine douce, la cigarette électronique, etc. Certaines mutuelles soucieuses du bien de ses abonnées proposent même de l’aide financière pour un quelconque projet d’arrêt du tabac.

Les conditions d’octroi

L’accès à ces remboursements peut varier d’un assureur à l’autre. Si les plus exigeants n’hésitent pas à vous demander l’ordonnance du médecin pour votre traitement par substituts nicotiniques, les plus tolérants se contenteront d’une simple facture émise par le pharmacien. Il est important de souligner que l’ordonnance comportant le ou les substituts nicotiniques prescrits par votre médecin traitant ne doit contenir aucun autre traitement non associé au dépistage et à la prévention des maladies liées au tabac. En outre, il convient de souligner que les substituts nicotiniques à rembourser doivent se conformer à la liste des produits pris en charge par l’Assurance Maladie. À noter toutefois qu’un changement de donne a eu lieu en janvier 2016 : s’ajoutent à la liste des spécialistes pouvant prescrire (médecins et sages-femmes) les chirurgiens-dentistes, les médecins de travail, les masseurs kinésithérapeutes et les infirmiers. L’octroi d’un remboursement viendra après le renvoi de l’attestation de soins signée par le prestataire. La condition sine qua non de cette obtention est la prescription par un médecin ou un tabacologue reconnu. Il se pourra, en fonction de la mutuelle, que cette compensation soit attribuée juste après la consultation.

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