Les remboursements des actes dentaires sont calculés sur la base d’un tarif de base conventionné, qui est fixé entre la caisse nationale d’assurance maladie, l’état et les professionnels de santé. La sécurité sociale ne rembourse pas toujours l’intégralité des soins, tout dépend de la nature de l’acte. Une partie des dépenses peut alors rester à la charge du patient.

Entre les soins dentaires, les prothèses, et les traitements d’orthodontie, quels sont les tarifs pratiqués ? Quels sont les remboursements ? Un point sur les différentes prises en charge possibles.

Les consultations dentaires pour des soins courants

Les consultations de routine chez un praticien comme Augustin Mayo, dentiste toulousain, pour des soins courants sont pris en charge à hauteur de 70% du tarif de base fixé par la sécurité sociale. Les actes qui bénéficient de ce taux de remboursement sont les soins des caries, les traitements de racines, les extractions et le détartrage.

Il est important de signaler que le prix de base n’est pas forcément le même que le prix payé réellement chez le dentiste. En effet, seuls les médecins conventionnés pratiquent le tarif de base, les autres ont des honoraires libres, bien que certains dentistes conventionnés soient autorisés à pratiquer des dépassements d’honoraires. Dans tous les cas, le patient à toujours intérêt à demander un devis.

La prise en charge de l’assurance maladie peut être complétée par un remboursement de la part d’une mutuelle, quand le patient y est affilié.

Les prothèses dentaires

Le remboursement de certaines prothèses dentaires se fait à hauteur de 70% sur la base de tarifs conventionnels, à condition que ces prothèses figurent sur la liste des actes remboursables.

D’après les nouvelles réglementations, les tarifs de certaines prothèses ont été plafonnés, afin de les rendre plus accessibles. Ainsi, les dentistes n’ont pas le droit de facturer ces actes au-delà d’un montant maximum autorisé.

A partir de cette année, les prothèses qui font partie du panier 10% santé sont prises en charge intégralement, sans reste à charge, entre l’assurance maladie obligatoire et la complémentaire santé. Il est donc essentiel de demander au dentiste si l’acte prothétique proposé entre dans ce cadre ou pas, avant de s’engager, sachant que le médecin est tenu par la nouvelle loi de proposer un plan de traitement 100% santé, quand il est possible.

En dehors du panier 100% santé, toutes les autres prothèses sont proposées avec des tarifs libres. Il faut également signaler que le reste à charge 0 s’applique uniquement quand le médecin est conventionné et quand le patient est affilié à une complémentaire santé responsable.

Il ne faut pas hésiter à demander au dentiste un devis clair et détaillé, afin d’éviter les mauvaises surprises.

Les traitements d’orthodontie

Les traitements d’orthodontie sont pris en charge par la sécurité sociale s’ils sont entamés avant l’âge de 16 ans, et sous réserve d’obtention d’un accord préalable. Une dérogation spéciale pour un unique semestre au-delà des 16 ans est possible, pour un traitement d’orthodontie préalable à une opération chirurgicale.

L’accord préalable obtenu par l’assurance maladie est valable pendant 6 mois, il est donc recommandé de démarrer les soins pendant cette période, au risque de perdre la prise en charge. Les tarifs des traitements d’orthodontie sont libres, contrairement aux actes courants. Ils sont remboursés à 70%, si le prix est inférieur à 120 euros, et à 100% pour les actes supérieurs à 120 euros.

Comme les tarifs pratiqués sont très souvent supérieurs aux tarifs conventionnés, le reste à charge du patient peut être assez important.

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