La crise cardiaque est la seconde cause de mortalité en France, au coude à coude avec les cancers. Cela représente une quinzaine de décès par jour en moyenne alors que l’on dénombre quotidiennement plus de 160 infarctus. La relative bonne nouvelle est donc que le taux de survie dans les trente jours qui suivent un infarctus est de près de 90%.

Prévenir les crises cardiaques

La plupart des sportifs savent qu’il est important de surveiller son rythme cardiaque et de connaître ses limites pour ralentir et ne pas séjourner trop longtemps dans la zone rouge. Il faut savoir que ce qui est vrai pour les sportifs est aussi valable, à plus modeste échelle, pour tout un chacun. La chaleur peut aussi s’avérer un facteur favorisant la survenue de crises cardiaques, en particulier chez le sujet âgé. Eviter ou limiter les situations à risque caractérisées par des efforts prolongés inhabituels associés à une forte chaleur permet de prévenir nombre de crises cardiaques. Une alimentation équilibrée ainsi que la pratique régulière d’une activité physique adaptée à votre condition constitue néanmoins la principale mesure à adopter.

Secourir les victimes

Il n’est rien de plus déprimant pour un pompier que d’arriver sur une victime en arrêt cardiaque entourée par des personnes aux bras ballants ! Si le cœur ne bat plus, le massage cardiaque est un geste primordial. On ne le répètera jamais assez, mieux vaut un massage cardiaque mal pratiqué que pas de massage cardiaque du tout. Le cœur est LA pompe qui fait circuler le sang. Pour simplifier il agit comme une éponge, comprimé le sang reflue, relâché il afflue. Sans massage cardiaque le cerveau ne reçoit plus l’oxygène transportée par le sang. Au delà de 5 minutes le risque de séquelles irréversibles est grand, au delà de 10 minutes c’est la mort cérébrale quasi assurée. Avec un massage cardiaque même amateur, il est fréquent de ranimer des patients jusqu’à quarante minutes après l’arrêt cardiaque. Le risque de séquelles irréversible est grandement diminué. En cas d’arrêt cardiaque la procédure doit être un réflexe : Appel immédiat des secours (112 partout en Europe ou 18 pour les pompiers en France), massage cardiaque et, si possible, bouche à bouche par la personne la plus compétente sur place. Dans de nombreux lieux public il existe des appareils électriques de réanimation cardiaque, que l’on peut découvrir sur le site www.direct-defibrillateurs.fr. Si les secours tardent ils peuvent être utiles. Mais lire la notice ne doit en rien retarder la mise en œuvre du massage cardiaque manuel.

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